::::: FOIRE AUX QUESTIONS :::::

Qu'est ce qu'un animal transgénique ?
Pourquoi choisir le lait d'animaux transgéniques pour produire des protéines ou des vaccins recombinants ?
Quels sont les avantages des systèmes d'expression transgénique par rapport aux autres systèmes d’expression ?
Pourquoi le lapin ?
Quel volume de lait et quelle quantité de protéines/vaccins recombinants un lapin peut-t-il produire ?
Comment récupère-t-on le lait ?
Quels types de composés biopharmaceutiques peut-on produire ?
Comment produire des protéines ou des vaccins recombinants dans le lait de lapines transgéniques?
Comment les animaux transgéniques sont-ils produits ?
Dans quels délais les protéines/vaccins recombinants sont-ils produits ?

Qu'est ce qu'un animal transgénique ?
Un animal transgénique est un animal porteur d'ADN exogène (un ou plusieurs gènes) intégré dans son propre génome.
Dans le cadre de la production de protéines ou de vaccins recombinants utilisés en santé humaine, cet ADN code une protéine hétérologue d'intérêt thérapeutique (anticorps, hormone, protéine de capside virale...), qui est secrétée dans le lait des animaux transgéniques puis purifiée. Les animaux transgéniques sont devenus aujourd'hui un système de production efficace pour fournir de grandes quantités de protéines thérapeutiques ou de vaccins recombinants, à des coûts très compétitifs.

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Pourquoi choisir le lait d'animaux transgéniques pour produire des protéines ou des vaccins recombinants ?
La glande mammaire est un organe qui produit naturellement de grandes quantités de glycoprotéines complexes (en moyenne 140 g de protéines totales par litre de lait chez le lapin). Ces protéines assurent principalement un rôle nutritif pour les nouveaux nés.
Les cellules épithéliales de la glande mammaire possèdent la machinerie cellulaire nécessaire à la synthèse, au repliement et à l'assemblage de glycoprotéines complexes. Elles peuvent notamment réaliser des modifications post-traductionnelles telles que les glycosylations ou les gamma-carboxylations. Pour de nombreuses protéines recombinantes d'origine humaine, ces modifications post traductionnelles sont indispensables pour garantir une activité biologique et des caractéristiques pharmacocinétiques appropriées.

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Quels sont les avantages des systèmes d'expression transgénique par rapport aux autres systèmes ?
Diverses méthodes sont utilisées pour la production industrielle de protéines:

Les systèmes bactériens (E. Coli) sont très utilisés et efficaces. Ils permettent de produire des protéines à faible coût. Cependant, leur utilisation est limitée à la production de protéines simples, non glycosylées, qui ne requièrent pas de processus élaboré de repliement. La purification des produits restent souvent difficile à mettre en oeuvre.

Les systèmes fongiques permettent de produire certaines protéines secrétées. Néanmoins, ces systèmes apportent des modifications post-traductionnelles qui affectent fortement les propriétés pharmacocinétiques des protéines produites (ajout de divers groupements mannose).

Les systèmes utilisant des baculovirus permettent de produire des protéines très variées mais leur application à l’échelle industrielle reste difficile.

La culture de cellules de mammifères est le système standard de production de protéines recombinantes complexes (telles que les anticorps monoclonaux). Les systèmes d’expression cellulaire permettent d’obtenir des protéines recombinantes correctement repliées et modifiées. Cependant les coûts élevés d'investissement et de production restent les inconvénients majeurs de cette technologie.

Les systèmes utilisant des plantes transgéniques permettent de produire des protéines en quantités très importantes. Cependant, ces systèmes apportent des modifications post-traductionnelles spécifiques aux plantes (ajout de résidus xylose), fortement immunogènes pour des patients humains, faisant de cette technologie une technologie prometteuse à long terme mais industriellement inexploitable à court/moyen terme.

Les animaux transgéniques représentent une excellente solution alternative pour produire des vaccins recombinants ou des protéines thérapeutiques complexes, correctement glycosylées et repliées. Ils permettent de combiner à la fois les niveaux d’expression élevés obtenus en fermentation bactérienne et les modifications post-traductionnelles proches de l'homme, tout en offrant des coûts de production plus faibles que les systèmes d’expression cellulaires.

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Pourquoi le lapin ?
En raison de ses capacités à générer un grand nombre de fondateurs grâce au faible coût de revient des embryons. Cela fournit à nos clients l'opportunité d'augmenter significativement les chances d'obtenir une ou plusieurs lignées de lapines transgéniques produisant des quantités suffisante d'une protéine biologiquement active.

Le lapin est une espèce animale qui peut être élevée et exploitée dans un statut sanitaire contrôlé (SPF - Specific Pathogen Free ou EOPS en français - Exempt d'Organismes Pathogènes Spécifiques) offrant plus de garanties pour une production biopharmaceutique.

Période de gestation courte et maturation sexuelle rapide, permettant d'évaluer rapidement l'efficacité du bioréacteur dans un projet donné, et d'offrir un court délai de mise sur le marché. --> En savoir plus…

Les lapins sont phylogéniquement plus proches de l'homme que d'autres mammifères notamment les ruminants (Vaches, chèvre, brebis) et les rongeurs (Hamsters). La glande mammaire des lapines offre ainsi des capacités de modifications post traductionelles supérieures aux autres espèces, faisant du lapin un modèle de choix pour la bioproduction de glycoprotéines complexes à usage thérapeutique humain. En particulier, la glande mammaire des lapines est connue pour hypo-fucosyler les protéines qu'elle sécrète, ce qui présente un intérêt pour la production d'anticorps monoclonaux à mécanisme d'action ADCC. La glande mammaire des lapines réalise des sialilations avec un mélange de formes NANA (N-Acétyl Neuraminic Acid) et NGNA (N-Glucolyl Neurmaninic Acid). Alors que les protéines humaines sont naturellement NANA sialilées, la plupart des lignées CHO utilisées en bioproduction génèrent des protéines hautement fucosylées et avec 100% de formes NGNA sialilées.


Faibles coûts de production : jusqu’à 50% d’économie en comparaison avec le système de référence de l’industrie (cellules CHO).

La majorité des protéines à usage thérapeutique actuellement sur le marché ont des indications qui nécessitent une production mondiale annuelle inférieure à 10 Kg de protéines. Dans ce contexte, le lapin apparait comme un système particulièrement adapté et flexible.

Adapté à la production de protéines complexes et glycosylées.

Pas de maladie à prion connue chez le lapin.

Pas de transmission de maladies virales sérieuse à l’homme

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Quel volume de lait et quelle quantité de protéines/vaccins recombinants un lapin peut-t-il produire ?

Une femelle peut produire jusqu’à 250 ml de lait par jour de lactation. Cependant, seuls 100 à 150 ml de lait sont collectés en routine par animal et par jour de lactation. Le volume de lait collecté par femelle atteint ainsi jusqu'à 15 litres par an.
  Davies (1983) The composition of milk. Biochem. Lactation,T.B.Mepham. Elsevier, 71-117.
Jenness (1982) Inter-species comparison of milk proteins. Dev Diary Chemistry, 1:87-114.

La concentration en protéines recombinantes présentes dans le lait est variable selon la lignée de lapines transgéniques obtenues. Elle est comprise en moyenne entre 0.1 à 10 g par litre de lait.

Grâce à sa plate-forme technologique, BioProtein Technologies peut offrir une production efficace jusqu'à quelques dizaines de kg de protéines ou de vaccins recombinants par an.

Comment récupère-t-on le lait ?
Les lapines sont traites mécaniquement dans une salle de traite confinée. Le lapin fournit entre 10 à 15 litres de lait par femelle et par an.

BioProtein Technologies a mis au point, en collaboration avec l’INRA, une trayeuse automatique qui permet de collecter efficacement le lait de chaque lapine. Ces trayeuses sont en fonctionnement depuis quelques années et ont d’ores et déjà prouvé leur efficacité.

Quels types de composés biopharmaceutiques peut-on produire ?
- Protéines Plasmatiques
- Anticorps Monoclonaux
- Hormones
- Peptides
- Vaccins recombinants

Depuis une quinzaine d'années, les équipes INRA de Louis-Marie Houdebine, et plus récemment celles de BioProtein Technologies ont concentré leur activité sur la génération de lignées de lapines transgéniques exprimant des protéines recombinantes et des vaccins dans leur lait. A ce jour, une quinzaine de protéines différentes ont été produites dans le lait d'animaux transgéniques. D’excellents résultats ont été obtenus avec divers types de protéines dont :

Des Hormones
Hormone de croissance humaine - active in vitro.
Gonadotropine - active in vitro.

Des Virus-Like Particles du Rotavirus (Rotavirus-VLP's)
Obtention d’animaux transgéniques exprimant dans leur lait deux protéines de capside virale.
L’injection du lactosérum provenant de ce lait à des souris a induit la sécrétion d’anticorps spécifiques dirigés contre les protéines de capside virale.

Des Anticorps Monoclonaux
Production d’anticorps monoclonaux dans le lait de lapines transgéniques. La glande mammaire hypofucosyle naturellement les protéines qu'elle secrète. Ainsi le lait de lapines transgéniques peut offrir des avantages en termes de production d'anticorps utilisant un mécanisme d'action de type ADCC (Antibody Dependant Cell Cytotoxicity)

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Comment produire des protéines ou des vaccins recombinants dans le lait de lapines transgéniques?
Parmi toutes les protéines présentes dans le lait, seul un nombre limité est effectivement produit par les cellules de la glande mammaire. Ces protéines peuvent être classées en deux familles principales : les caséines et les protéines du lactosérum ou petit lait (whey proteins).

La production d’une protéine dans le lait peut être obtenue en transférant dans des embryons de lapin un transgène associant le cDNA codant la protéine d’intérêt et un promoteur spécifique de la glande mammaire (promoteur du gène WAP: Whey Acidic Protein). D’autres éléments régulateurs comme des amplificateurs et des isolateurs sont associés et participent au contrôle du taux d'expression du transgène.

BioProtein Technologies possède des licences exclusives de l’INRA, en particulier sur le promoteur du gène WAP de lapin et sur un isolateur. La société possède également une connaissance très approfondie des divers éléments composant la région transcrite (introns, amplificateurs, terminateurs).

Ces éléments clé permettent à BioProtein Technologies de cibler efficacement et spécifiquement la sécrétion de protéines recombinantes dans le lait des lapines transgéniques.

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Comment les animaux transgéniques sont-ils créés ?
Le cDNA codant la protéine d’intérêt est optimisé in silico, synthétise, puis associé à des éléments régulateurs de gènes exprimés spécifiquement dans le lait (promoteur du gène WAP). Le vecteur d’expression ainsi obtenu est micro-injecté sous microscope dans des embryons de lapin au stade unicellulaire. Les embryons sont ensuite transférés dans des femelles receveuses.

Après un mois de gestation, les premiers lapins ayant intégré le transgène dans leur génome (F0 ou fondateurs génétiques) naissent et sont identifiés par analyse PCR à partir de biopsies d’oreille. Ils serviront de fondateurs pour donner naissance à la deuxième génération de lapins transgéniques. Les fondateurs sont sélectionnés pour leur efficacité à produire la protéine d'intérêt dans leur lait et pour générer la seconde génération de lapins transgéniques (F1).

La descendance F1 est identifiée par biopsie de l'oreille suivie d'analyse par PCR. Les femelles F1 sexuellement matures sont inséminées avec du sperme de mâle non transgénique pour obtenir une descendance et du lait. Le lait est récolté mécaniquement et la protéine recombinante est caractérisée afin de sélectionner la meilleure lignée pour la production à grande échelle et pour développer la stratégie de purification.

Afin de garantir la consistance et la pérénnité de la production tout au long du cycle de vie du biomédicament, des banques sont établies conformément aux exigences réglementaires. Il s'agit de Master Transgenic Bank (MTB) et de Working Transgenic Bank (WTB).

Il peut s'agir de sperme de mâles transgéniques (Master/Working Sperm Bank - MSB/WSB) qui est récolté et cryo-conservé dans de l'azote liquide, et/ou de banques d'embryons congelés issues du croisement de mâles transgéniques (Master/Working Embryo Bank - MEB/WEB) comme l'exigent les recommandations de la FDA et de l'EMEA. A titre d'exemple le sperme d'un mâle transgénique F1 bien caractérisé pourra servir à constituer une MSB et sera utilisé pour inséminer artificiellement des femelles non-transgéniques qui généreront des mâles transgéniques F2 en plus grand nombre. Le sperme de mâles transgéniques F2 est récolté et servira à préparer la MSB.

Pendant toute la durée de vie du médicament,, les WSB ou WEB serviront à générer des mâles transgéniques reproducteurs qui auront pour mission de constituer le cheptel industriel de lapines lactantes produisant la protéine recombinante d'intérêt dans leur lait.

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Dans quels délais les protéines / vaccins recombinants sont-ils produits ?
Les protéines ou les vaccins recombinants sont secrétés dans le lait des lapines transgéniques pendant la lactation. La traite peut commencer dès la mise bas des femelles transgéniques. En règle générale, suffisamment de lait peut être collecté à partir des animaux fondateurs pour pouvoir déterminer la concentration de la protéine dans le lait, commencer la caractérisation de la protéine et mettre en place les procédures de purification.

Des quantités importantes de lait permettant la préparation de lots précliniques peuvent être collectées à partir des premiers animaux F1.

La durée séparant l’étape de micro-injection du transgène dans les embryons de la première lactation des femelles fondatrices est de 6 mois. En parallèle, les mâles fondateurs sont croisés avec des femelles non-transgéniques pour donner naissance à la deuxième génération de lapines transgéniques qui permettra une rapide montée en puissance industrielle. Le délai nécessaire pour pouvoir commencer la traite des lapins de deuxième génération est d’approximativement 12 mois après les premières micro-injections. --> En savoir plus …

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